mardi 15 septembre 2026 - 07:24
L’Ayatollah Alireza Arafi appelle à repenser la gouvernance de l’éducation face aux mutations technologiques et culturelles

Hawzah/ L’Ayatollah Alireza Arafi, directeur des séminaires islamiques d’Iran, a appelé à renforcer la gouvernance du système éducatif et à repenser ses stratégies face aux mutations technologiques, sociales et culturelles contemporaines.

Qom, Iran (A.P.Hawzah) –S’exprimant lors d’une réunion consacrée à l’éducation islamique, il a souligné la responsabilité particulière des universitaires, des élites intellectuelles, des institutions éducatives et, en particulier, des enseignants dans la formation des jeunes générations et la préparation de l’avenir.
De nouveaux défis pour l’éducation
Selon l’Ayatollah Arafi, les systèmes éducatifs sont aujourd’hui confrontés à de nombreux défis, tout en bénéficiant des opportunités offertes par les progrès scientifiques et technologiques.
Il a notamment évoqué la progression d’une vision matérialiste et d’une conception sécularisée de l’existence, estimant que leur influence sur les différents domaines du savoir, de la vie sociale, des sciences et des technologies constituait un défi important pour l’éducation.
Il a également souligné l’impact croissant des technologies numériques, des réseaux sociaux, des sciences cognitives et de l’intelligence artificielle sur le domaine éducatif.
Ces évolutions, a-t-il expliqué, offrent de nouvelles possibilités en matière de recherche, d’apprentissage et de transmission des connaissances. Elles peuvent toutefois, selon lui, affaiblir les relations humaines directes, les interactions entre enseignants et élèves, ainsi que certaines dimensions spirituelles et morales de l’éducation.
L’Ayatollah Arafi a par ailleurs dénoncé ce qu’il a qualifié de « système de domination », estimant que certaines puissances cherchent à exercer une influence sur les systèmes culturels et éducatifs à l’échelle mondiale. Il a appelé à préserver une approche fondée sur les valeurs humaines, spirituelles et religieuses.
Une réponse « intelligente et active »
Le directeur des séminaires islamiques d’Iran a souligné que les transformations scientifiques, technologiques et culturelles faisaient émerger de nouvelles questions et de nouvelles attentes parmi les jeunes.
Il a estimé que les acteurs du système éducatif adoptaient des attitudes différentes face à ces évolutions : certains les acceptent sans analyse approfondie, tandis que d’autres y répondent de manière essentiellement superficielle.
Selon lui, il convient d’adopter une approche « intelligente et active » face à ces transformations, tout en veillant à préserver l’identité islamique et culturelle de la société.
L’éducation au cœur du projet de la Révolution islamique
L’Ayatollah Arafi a présenté la Révolution islamique comme un mouvement qui, selon lui, a introduit une nouvelle approche fondée sur le savoir, la spiritualité, la justice et le progrès.
Il a souligné que l’école, l’université et les séminaires islamiques devaient jouer un rôle essentiel dans la transmission de cette dimension intellectuelle et spirituelle.
Il a notamment insisté sur le rôle stratégique de l’enseignement et des enseignants, aux côtés de la famille et des médias, dans la formation des nouvelles générations.
Repenser la gouvernance du système éducatif
Selon l’Ayatollah Arafi, la gouvernance de l’éducation, à laquelle participent la famille et les institutions publiques, est aujourd’hui confrontée aux effets des mutations technologiques, des transformations sociales et de la diffusion de certaines conceptions matérialistes et occidentales.
Il a appelé à préserver, reconstruire et renouveler cette gouvernance dans le cadre du système islamique, en tenant compte à la fois des principes de l’islam et des évolutions de l’époque.
Il a également souligné que le renforcement des capacités intellectuelles et morales des jeunes ainsi que leur détermination constituaient des éléments essentiels de l’éducation dans le contexte actuel.
À cet égard, il a appelé les institutions éducatives à mieux comprendre les caractéristiques et les besoins des nouvelles générations et à adapter leurs méthodes pédagogiques en conséquence.
L’école et les enseignants, piliers de l’éducation
L’Ayatollah Arafi a accordé une importance particulière à l’école, qu’il a qualifiée de « centre fondamental » et d’« axe principal » de l’éducation.
Il a présenté les enseignants, les responsables d’établissement et les éducateurs comme les principaux acteurs et les « architectes » de la formation des nouvelles générations.
Selon lui, l’amélioration des connaissances et du niveau de sensibilisation des enseignants et des responsables éducatifs constitue une responsabilité collective. Il a également insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière à leurs conditions de vie, à leur statut social et à la place de l’institution éducative dans la société.
La jeunesse et l’éducation parmi les priorités
L’Ayatollah Arafi a enfin souligné que la jeunesse, la famille et le système éducatif devaient figurer parmi les principales priorités des institutions de la République islamique et de l’ensemble de la société.
Il a appelé à mobiliser les capacités et les ressources publiques, gouvernementales et sociales afin de favoriser le développement et l’épanouissement du système éducatif.
En conclusion, il a remercié les organisateurs et les participants à la réunion et leur a souhaité plein succès dans leur engagement au service de l’islam, de la Révolution islamique et du pays.
Il a également prié pour la victoire de l’islam et des musulmans, ainsi que pour le succès du peuple iranien, des forces armées et de l’« Axe de la Résistance ». Il a enfin adressé ses salutations aux prophètes et aux saints, en particulier au douzième Imam, l’Imam al-Mahdi, ainsi qu’aux martyrs de l’islam et de la Révolution islamique.

Tags

Votre commentaire

You are replying to: .
captcha